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Ana Vorgan au Château de Fousseries

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Le Château de Fousseries

Le hameau de Grazimis compte deux châteaux gascons, Fousserie et Pouypardin et un château du XVIIe siècle, Verduzan.
Au centre du hameau, vous serez intrigué par l'ensemble imbriqué composé du château de Fousserie ou des Fousseries (XIIIe) et de l'église Saint-Pierre (chevet du XIIe).
Ce joyau vous est offert dans son écrin de verdure.
Le château a été construit, comme nombre de châteaux gascons, entre la fin du XIIIe et le milieu du XIVe siècle en même temps que se développaient les bastides et les chartes de coutumes associées.
Il est probable que sa construction, réalisée vraisemblablement par les Anglais, date du tout début du XIVe siècle.
À l'époque la Gascogne et l'Agenais se trouvaient sous domination anglaise.
L’église communiquait avec le premier étage du château par une porte cintrée ; ce privilège réservé à quelques nobles de haut-rang, permettait au seigneur local de se recueillir selon son bon vouloir et d'assister aux offices sans se mêler au peuple.
Son chevet, soutenu par quatre lignes lombardes et deux contreforts décorés d'oves superposés de deux gargouilles, date du XIIe siècle.
On entre par un portail gothique du XIVe siècle.
Dédiée à saint Pierre, c'est l'une des plus belles églises du Moyen-Âge gersois.
Le bâti du château est remanié classiquement à la Renaissance et doté de grandes fenêtres en ogives.
Au XVIIe siècle, la propriété du château passe par mariage de Marie de Montagut, dame de Fousserie, à Monsieur de Larroche.
Les propriétaires sont alors les Larroche-Fousserie pendant près de deux siècles.
On peut avancer que les premiers arbres du jardin paysager (anglais) ont été plantés par cette famille. Aujourd'hui, le parc, à son apogée, nous invite à la flânerie romantique.
En 1794, le représentant du Comité de salut public, Dartigoeyte (ivrogne et violeur) qui alimente la Terreur, mène une réunion dans la salle de spectacle de l’hôtel de ville d'Auch ; une brique est lancée sur l'orateur ; elle frôle sa tête, sans l'atteindre.
Le tribunal militaire venu de Bayonne juge les suspects et envoie à la guillotine neuf gersois.Jean-Baptiste-Marie de Larroche en est, de même que Joseph de Galard…
En 1807, Bernard Laterrade devient propriétaire des Fousseries ainsi que de l'hôtel de Polignac. Le château reste dans la famille jusqu'à la Première Guerre mondiale puis change plusieurs fois de mains.
En 2018, le château est acheté par Monsieur Yves Fernandez.
Une restauration en profondeur est réalisée afin de rendre l'habitation confortable.

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*Croix de mission : après la tourmente révolutionnaire, des missionnaires allaient dans les paroisses afin de restaurer la pratique religieuse, ce qui donnait lieu à l’implantation de croix.
*Fontaine du Roi : le roi s’y étant désaltéré, elle a pris la dénomination de « fontaine du roi ». 

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Ana Vorgan

Ana-Vorgan est une artiste autodidacte originaire de Bourgogne. Elle offre à travers ses photographies et ses linogravures des paysages sauvages voire désertiques qui invitent à la solitude et à la contemplation. Devant nos yeux une nature brute, picturale à la fois douce et décharnée qui fascine par tant de sobriété et de complexité. L'artiste propose par ce style singulier des images émouvantes qui nous rappellent la beauté mais aussi la brutalité de notre existence. « J’utilise la photographie comme un outil qui me permet de traduire mes émotions, mes doutes ou encore mes réflexions que je ne saurai exprimer autrement que par des images. » Comme un fil tendu entre la sphère intime et le corps étranger, l'oeuvre d'Ana-Vorgan nous conduit à une réflexion sur le monde et la condition humaine.

«Le château des Fousseries a été restauré et rénové et a ainsi retrouvé toute sa splendeur. Authentique et chaleureux grâce à la présence de ses habitants, il est une invitation à la quiétude en offrant une vue imprenable sur champs et prairies. Entouré d’un parc féérique où les arbres nous révèlent des merveilles,il comble les esprits rêveurs avec ses somptueuses couleurs estivales.»

  • El Viejo
  • Reverie
  • Tourbillon

1 : El Viejo
2 : Rêverie
3 : Tourbillon

 

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  • Ethnographic Chemins Art Armagnac 1
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  • Ethnographic Chemins Art Armagnac 6

Imbriquer

Le Jardin des Remparts, clos par une enceinte, protégé de l'agitation, couvert par le ramage du cèdre, invite à la flânerie.

Un cabinet d'écriture y est disposé, et chacun est invité à venir construire un récit collectif sur le principe du cadavre exquis. Le faste de l'architecture voisine nous entraine vers son contraire. Utiliser les merveilles présentes, les matériaux sous nos pieds, la pauvreté des moyens et construire un jardin de contemplation avec la brique comme matériau.

Imbriquer est une histoire collective.

On imbrique ses mots avec ceux du précédent, on les choisit, on les choisit pour s'assurer d'un bon compagnonnage et construire un récit, une histoire commune.
On prend son temps sous le grand cèdre, on rêve, on divague et puis on se lance. Les mots se couchent au rythme lent et saccadé de la vieille Remington plus vraiment portative …
Puis vient le temps des graines… Imbriquer est une histoire collective.

Gérard et ses tournesols géants, Tante Huguette et ses fameux butternuts… des graines glanées ici et là, s'échangent de la main à la main.
Elles sont toutes là, présentées dans leur petit sachet de kraft. On peut arrêter son choix sur le nom du donneur, ou bien c'est la variété qui prime.

Puis vient le temps de la terre…
Imbriquer est une histoire collective.
La terre est là sous nos pieds, on la prélève, on la compresse.
Un petit trou a été formé pour y glisser la graine.
Petit à petit un édifice s'élève et un chaos contraint voit le jour.

Puis vient le temps de la terre…
Imbriquer est une histoire collective.
La terre est là sous nos pieds, on la prélève, on la compresse.
Un petit trou a été formé pour y glisser la graine.
Petit à petit un édifice s'élève et un chaos contraint voit le jour.

Puis vient le temps du temps qui passe, du temps qu'il fait…
Imbriquer est une histoire collective.
Le soleil, la pluie sont invités à malmener les briques et à prendre soin des graines.
Ça pousse ici, ça s'affaisse là, lentement l'édifice s'ébranle et revient à la terre.
Imbriquer n'est plus qu'une expérience collective ! Imbriquer est une histoire collective. Le soleil, la pluie sont invités à malmener les briques et à prendre soin des graines. Ça pousse ici, ça s'affaisse là, lentement l'édifice s'ébranle et revient à la terre. Imbriquer n'est plus qu'une expérience collective !

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